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Technical assistance on the design and construction of a ground-based photovoltaic plant of 1MW rated capacity

Solar plant Algeria
This technical assistance advances the following Sustainable Development Goals: 

Affordable and clean energy

Goal7
Affordable and clean energy

Industry, innovation and infrastructure

Goal 9: Industry, innovation and infrastructure
Goal9
Industry, innovation and infrastructure

Climate action

Goal 13: Climate action
Goal13
Climate action

This Technology Transfer Advances Algeria's

Le contexte

L’Algérie a adopté en 2011 un vaste programme des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PEREE). Ce dernier, mis à jour en 2015, vise la production de 22.000 MW d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2030, dont plus de 60% (13.575MW) serait d’origine solaire photovoltaïque (figure 1).

Etant donnée son ampleur, ce programme pourrait, en fait, être également vu comme un projet structurant du fait qu’on peut y fédérer des actions essentielles pour un développement durable du pays. Il pourrait faire l’effet d’un catalyseur pour mettre en place un tissu industriel utile et créateur de richesse, tout en faisant contribuer efficacement une bonne partie des ressources humaines à divers niveaux de qualification y compris celui de R&D. En effet, les technologies liées au secteur de l’énergie solaire photovoltaïque, restent relativement ouvertes à une bonne maîtrise par les pays en voie de développement et sont de surcroît créatrices d’emplois accessibles à un large profil de métiers.

C’est dans cette perspective globale que s’inscrit la mission du Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) en tant qu’institution publique, chargée entre autres de contribuer à la mise en oeuvre du programme algérien des énergies renouvelables, notamment en matière de choix technologique, techniques et de formation. Pour cela et afin de favoriser l’émergence d’un authentique tissu industriel apte à assurer une intégration massive de toutes les potentialités locales, le CDER a procédé au lancement d’un projet fédérateur visant la réalisation d’une centrale solaire photovoltaïque au sol de 1 MWc, connectée au réseau national de distribution d’énergie électrique. Dans cette optique, un partenariat a été monté avec les principaux acteurs économiques publics et privés nationaux activant dans le secteur, où le CDER est appelé à jouer à la fois le rôle de maître d'ouvrage et d’oeuvre de l’ensemble des travaux. C’est principalement sur ce dernier volet qu’un accompagnement du CTCN est fortement souhaité pour assister l’équipe du CDER en charge, au lancement du projet sur des bases professionnelles en termes d’industrialisation et de gestion technique.

Assistance demandée 

L’assistance technique visée peut se résumer à une demande d’accompagnement en matière d'étude, conduite et mise en oeuvre effective d’un projet industriel dont seul l’objectif final est actuellement clairement défini.

Il s’agit en fait de la réalisation d’une centrale photovoltaïque de 1 MWc, sur un site déjà identifié, à proximité du périmètre urbain de la nouvelle ville de Boughezoul, située à l’épicentre de la région des hauts plateaux (170 Km au sud d’Alger).

La formulation, le lancement et le suivi de l’ensemble des travaux ainsi que la contribution à leur mise en oeuvre concrète sur le terrain, constitue en fait un vrai challenge pour l’équipe désignée pour la prise en charge de ce projet d’envergure pour le CDER. Les connaissances scientifiques liées au sujet étant supposées acquises par les chercheurs algériens, ce sont surtout les concepts menant à leur mise en oeuvre dans le cadre rigoureux d’une installation opérationnelle qui font défaut. Ce nouveau champs d’intervention étant encore loin d’être suffisamment maîtrisé, sachant les nombreuses contraintes à résoudre en matière de fiabilité, protection et autres aléas de fonctionnement. Encore faut-il savoir planifier correctement la mise en oeuvre des solutions technologiques préconisées et leur intégration lors des différentes étapes de réalisation, ainsi que la nature des protocoles de tests progressifs de validation.

Etant convaincus que ce profil de compétences ne peut être que le fruit d’un long processus que seule l’expérience du terrain peut aider à forger, notre objectif est de parvenir à un niveau de maîtrise pouvant aider la partie algérienne à impliquer d’avantage ses propres ressources humaines et matérielles dans le domaine.

Pour cela, une mise en contact des membres de l’équipe du CDER en charge du projet avec des experts pouvant les accompagner dans des domaines précis liés à la conduite technique du projet, serait hautement appréciée. En tout état de cause et afin de donner le maximum de chances d’aboutir à un apport de connaissances utiles et à la hauteur des attentes réelles, il est jugé important de procéder à un cadrage encore plus précis du contenu de cette requête. Ainsi, sans prétendre cerner tous les besoins en la matière, surtout ceux liés à la prise en charge des aspects industriels selon les normes requises, on peut néanmoins identifier certains thèmes révélateurs des déficits de compétences appelés justement à être comblés à travers cette requête :

  1. Contraintes spécifiques à l’implémentation aux normes industrielles des principales solutions techniques liées à la chaîne de conversion photovoltaïque connectée au réseau.
  2. L’étude technique du générateur et évaluation de la faisabilité de son raccordement au réseau électrique existant.
  3. Optimisation du choix de l’architecture physique finale de la chaîne de conversion en fonction des caractéristiques opérationnelles imposées en fonctionnement normal.
  4. Mise en conformité des protocoles de fonctionnement ou de reconfiguration en cas d’apparition de défauts particuliers liés au réseau connecté.
  5. Calibrage et intégration optimale des dispositifs de protection dynamique et statique nécessaires pour l’ensemble de l’installation
  6. Ordonnancement des travaux de réalisation de l’ensemble de l’installation électrique sur site (câblage, pose des équipements, tests préliminaires…) et autres aménagements spécifiques (prise de terre, protection contre la foudre…).
  7. Conduite des essais de raccordement au réseau et tests d’évaluation de la centrale avant sa réception finale.

Il est à noter que seule une assistance exclusivement liée à la mise en oeuvre technique du projet est prioritairement considérée pour le moment. Il va de soit que les autres volets d’expertise nécessaires à une conduite rationnelle de ce type de projets, (dimensionnement global, génie civil, impact environnemental, optimisation des coûts, …), sont tout aussi importants et seront abordés ultérieurement.

Bénéfices attendus 

Etant donné le manque d’expérience évident dans la conduite en EPC de projets d’une telle envergure en Algérie, la concrétisation effective de l’assistance technique telle que formulée constituerait un pas appréciable vers un développement industriel équilibré du pays. Plus encore, s’agissant d’un accompagnement dans un domaine aussi stratégique que la maîtrise des techniques liées aux énergies renouvelables, cela ouvre la voie à une intégration efficace des potentialités locales au processus de développement durable déjà lancé. En effet, c’est avec un apport significatif de l’industrie nationale dans le secteur, que la mise en oeuvre du plan d’action préconisé dans le cadre du PEREE, serait doublement bénéfique pour le pays. C’est en tout cas dans cette perspective globale, que s’inscrit dorénavant la mission du CDER, dont la présente requête est une authentique illustration de l’ambition affichée.

Ainsi, l’aboutissement effectif de l’accompagnement technique tel que formulé, contribuerait à façonner sur des bases solides la passerelle tant souhaitée et qui a fait défaut jusqu’ici en Algérie entre le mode industriel et celui de la recherche appliquée. Rien que de ce point de vue, il est prévisible que la dynamique induite ouvrirait des perspectives prometteuses dont bénéficieraient à moyen et long terme tous les acteurs pouvant contribuer à l’émergence d’une activité économique saine du pays.

Sur un autre plan et à court terme, cela renforcerait la motivation des chercheurs du CDER à mobiliser d’avantage leurs ressources en les recentrant autour d’activités ayant une valeur ajoutée palpable et relevant pleinement de la définition centrale même de leur mission. Dans cette optique, le savoir faire cumulé pourrait prédisposer à moyen terme le CDER à devenir à son tour un pourvoyeur crédible d’assistance technique pour la conduite de projets similaires. Sur la même base, le lancement de cycles de formations spécialisées, peut également être considéré afin de doter le marché du travail d’une main-d’oeuvre qualifiée dans le secteur d’intérêt, reconnu pour être hautement créateur d’emplois.

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